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Revue de presse

Article paru sur le site de La Montagne, le 11 mars 2009
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Remise du prix au restaurant vietnamien le Kim-Oahn

Défendre le "goût français"

 Lors de son 3e chapitre, samedi à Maringues, la confrérie des Gastronomes du Puy-de-Dôme a distingué plusieurs professionnels et accueilli de nouveaux membres.

 Six établissements ont ainsi reçu une fourchette d'or attribuée pour l'année 2008-2009 : la boulangerie-pâtisserie Vacher à Chamalières, la fromagerie Nivesse à Clermont-Ferrand, la maison Delherme qui vend des salaisons au marché Saint-Pierre de Clermont-Ferrand, les restaurants Kim Oanh et Le Saint-Vincent à Clermont-Ferrand et Le Carrousel, à Maringues.

Nouveauté cette année, Hadrien Lacoste, grand maître de l'ordre de la confrérie des Gastronomes du Puy-de-Dôme, délégué régional Auvergne de l'institut de la Gastronomie française et secrétaire général de l'Union des confréries d'Auvergne, a souhaité récompenser un particulier.

 Anaïs Bodoux, psychologue clermontoise de 26 ans, a donc été mise en avant pour son « art de réaliser des pâtisseries », son « choix des vins » et la « présentation de ses plats ».

 Ce chapitre a également été l'occasion d'accueillir Michèle Tournadre et Jean-Pierre Catalano au sein de la confrérie qui compte une vingtaine de membres. Plusieurs invités ont également été intégrés en tant que membres d'honneur, notamment Pierre Boutet des Fins Palais Éloysiens, Camille Rigaudière, des Gourmandins et Gourmandines des fromages d'Auvergne, Marc Bailly des Talmeliers du bon pain.

 


 
 Article paru sur Yakinfo, le 1er décembre 2008. Editions du Puy-de-Dôme.

Les " gastro-missions " de Hadrien Lacoste

 
Hadrien LacosteLE point de départ n'a rien de fondamentalement original : un goût prononcé pour la table, pour ce qu'elle représente à la fois de gourmandise, de convivialité, de partage, d'art de vivre. " Peut- être, cela me vient- il de la Côte d'Or dont une partie de ma famille est originaire " estime Hadrien Lacoste. Cet étudiant en histoire de l'art et droit de 25 ans a créé il y a trois ans la Confrérie des Gastronomes du Puy- de- Dôme, une instance qui prêche pour les produits locaux issus du terroir. " A la base, nous avions " monté " une association avec d'anciens membre su Conseil Général des Jeunes afin de nous retrouver autour de bons repas. De fil en aiguille, la structure a évolué, s'ouvrant à d'autres personnes, d'autres générations " explique- t-il. Comme toute confrérie, les " Gastronomes du Puy- de- Dôme " ont leurs rites propres, leur te-nue et leur immuable principe de cooptation. Mais ils refusent l'image un peu bedon-nante de ce type d'organisation. " Notre groupe est jeune, il travaille en relation étroite avec les filières de la gastronomie " assure Hadrien, devenu aujourd'hui " grand maître ". Le 7 mars prochain, la confrérie remettra ses prix annuels à divers restaura-teurs et producteurs locaux, travaillant dans un esprit de qualité et de respect du terroir…


CONFRERIE ET INSTITUT


Récemment, Hadrien a endossé une deuxième casquette. Il est devenu délégué régional de l'Institut de la Gastronomie Française. Fondée en 2000 par le chef cuisinier Alain Madeleine, cette association a pour objet la promotion et la protection des produits de tradition " made in France ", y compris à l'étranger. L'Auvergne est l'une des premières régions à compter une délégation. " Je succède à Michel Prével, du Puy-en-Velay, qui a décidé de passer la main pour des raisons professionnelles. L'une des missions, à l'échelle régionale, est de constituer une banque de données sur les savoir- faire locaux, les produits, les A.O.C " précise Hadrien Lacoste. Le jeune homme a constitué une équipe " sérieuse " autour de lui, avec par exemple le président du Comité Olympique et Sportif d'Auvergne, Yves Leycuras, l'avocat à la cour de Riom Jean-Louis Baffeleuf ou le scientifique René Maeder. Une équipe qui songe à organiser des conférences " pour rapprocher la gastronomie du grand public " et s'efforcera donc de défendre les produits auvergnats. L'Institut devrait aussi être très présent sur les divers concours et jurys gastronomiques. " Les deux fonctions que j'exerce me semblent complémentaires. D'une certaine façon, cela me fait penser au député- maire en politique. Il y a la dimension purement locale, à travers la confrérie, et la possibilité de relayer l'action au niveau national, via l'institut " estime l'étudiant clermontois. Hadrien Lacoste regarde la gastronomie auvergnate avec une certaine bienveillance : " en terme de produits, nous sommes dans une région d'excellence. Le potentiel est assurément là. Mais il convient de rester vigilant, la situation n'est pas rose pour le monde agricole. Nos produits valent le coup, il faut désormais les protéger… " Du grain à moudre pour la Confrérie des Gastronomes du Puy- de- Dôme ; ou encore du pain sur la planche de l'Institut de la Gastronomie Française…


M.F.

 
 

 

 
     
         

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