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Membre du Conseil Français des Confréries
Membre de l'Union des Confréries d'Auvergne

  
   
 

L'Auvergne est d'une part une province historique et d'autre part une région administrative du centre de la France dans le Massif central. Ses habitants sont les Auvergnats. Le chef-lieu de la région administrative d'Auvergne est Clermont-Ferrand, également capitale historique des provinces d'Auvergne. Les langues régionales sont l’occitan ou langue d’oc (dans ses variétés auvergnate, languedocienne et vivaro-alpine) et le bourbonnais d’oïl. La province historique distingue la Basse et la Haute-Auvergne, le Bourbonnais et le Velay.

La région administrative comprend actuellement quatre départements : l'Allier, le Cantal, la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme.

L’Auvergne est appelée en occitan auvergnat Auvèrnha, Auvèrnhe ou Alvèrnhe (dans le Nord de la Lozère). Le mot reste féminin.

Le blason de l'Auvergne, d’or au gonfanon de gueules bordé de sinople, a été pris par Guillaume IX d'Auvergne. Avant lui, les comtes d'Auvergne portaient : "de gueules à la bande d'or" (qui était l’ancien blason des comtes de Châlon).


Ancienne bannière de l'abbaye d'Aurillac utilisée durant la première croisade

Il aurait pour origine la bannière qu’aurait porté l’aïeul de sa mère Adélaïde de Brabant, Eustache III, comte de Boulogne-sur-Mer, frère de Godefroy de Bouillon, lors de la conquête de Jérusalem, mais peut-être aussi celle de l’abbé d’Aurillac autour de laquelle se rallièrent les chevaliers de la nation d'Auvergne.

Histoire

 Le pays des Arvernes

L'Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes, puissante confédération ergroupant les Gabales, les Vellaves, les Cadurques. Vercingétorix prend le titre de roi en 52 av J.C. Son père, Celtillos, avait été élu à cette fonction avant lui et il avait été exécuté par ses compagnons pour avoir voulu la rendre héréditaire. Vercingétorix réussit au cours de l'hiver -53/-52 av.n.è. l'alliance de toutes les tribus celtes autour de lui, en obtenant des "otages" (fils ou filles de rois) de chaque tribu, garants de leur fidélité et de leur alliance.

D'après les fouilles récentes des archéologues (émission radio d'Yves Calvi avec chercheurs, d'octobre 2007), la capitales des Arvernes aurait été située entre Gergovie, Corent, Aulnat et plusieurs autres sites significatifs dans un périmètre de 35 km, laissant extrapoler une population centrale de 150 000 habitants et de plus de 400 000 habitants pour l'ensemble du territoire.

Les Arvernes étaient l'une des plus puissantes et des plus riches tribus de Gaule antique du fait :

  • de son relief montagneux qui en faisait un véritable château fort, hors d'atteinte des différents envahisseurs (la Cebenna décrites par César) ;
  • de nombreuses mines d'or, d'argent et de métaux précieux (exploitées depuis 400 av. J.-C. au minimum) ;
  • de ses pâturages de Hautes-Terres dans lesquels les seigneurs confiaient de nombreux troupeaux;
  • de la maîtrise de la métallurgie et d'un artisanat complexe (Dans la Guerre des Gaules de César, Vercingétorix est décrit avec « une grande armure faite de nombreuses pièces d'argent assemblées et reflétant le soleil ») ; en particulier du travail du cuivre ;
  • de la frappe de monnaies propres et de forts échanges avec les tribus voisines ;
  • de la maîtrise de la céramique (ateliers de Lezoux etc.) ;
  • de leur influence sur des tribus voisines, et le ralliement des Eduens à la révolte de Vercingétorix.

Un des hauts lieux historiques d'Auvergne est celui de la bataille de Gergovie, qui serait situé à 12 km de Clermont-Ferrand selon l'interprétation faite des écrits de César mais sans preuve tangible, où Vercingétorix battit Jules César en 52 av. J.-C., avant de le poursuivre avec ses troupes.

La victoire romaine à Alésia (Alise-Sainte-Reine) en Bourgogne, suite à la construction de pièges et fortifications sur plusieurs centaines de mètres par les légionnaires romains, conduira à l'emprisonnement de Vercingétorix à Rome et à la création de la ville d'Augusto Nemetum (ancêtre de Clermont-Ferrand), probablement sur l'un des sites arvernes existants. On y a retrouvé récemment le pied de 60 cm d'une statue monumentale de 4,50 m, représentant probablement un dieu ou empereur romain.

Au Ve siècle, Sidoine Apollinaire, noble arverne et premier évêque de Clermont, fournit un témoignage sur l'Auvergne de la fin de l'Antiquité.

 L'Auvergne féodale

Au VIIe siècle, l'Auvergne est disputée entre Francs et Aquitains. Conquise par les Carolingiens, elle est intégrée un temps au royaume d'Aquitaine, sauf un alleux formant le comté d'Aurillac qui est donné au père de Géraud d'Aurillac et qui ne relèvera plus du comté d'Auvergne, mais directement du roi. Les comtes d'Auvergne, les Guilhemides vont lentement acquérir leur autonomie. Au Xe siècle, l'Auvergne fait l'objet de la rivalité entre les comtes de Poitiers et de Toulouse.

Le comté d'Auvergne couvre au Moyen Âge les actuels départements du Puy-de-Dôme, la moitié nord du Cantal ainsi que le petit tiers nord-occidental de la Haute-Loire avec le canton de Brioude. L'autre partie du Cantal constitue le domaine direct de Abbaye d'Aurillac, dont une partie a été inféodée aux vicomtes de Millau et forme le Carladès.

L’Auvergne connaît un régime féodal très dur, synonyme d’émiettement du pouvoir politique. L’évêque de Clermont soustrait sa ville à l’autorité des comtes qui favorisent du coup le développement de Montferrand toute proche. Plus tard, une usurpation du pouvoir comtal aboutit à la création par le comte légitime dépossédé d’un Dauphiné d’Auvergne indépendant du comté.

Tôt cependant, le pouvoir royal intervient dans la région. Philippe Auguste rattache la plus grande partie du comté au domaine royal : la terre royale d’Auvergne prend alors pour centre administratif Riom. Restant dans le giron de la famille capétienne, l’Auvergne est donnée en apanage à Alphonse de Poitiers, puis en 1360 comme duché à Jean Ier de Berry, qui rachète aussi le Carladès et dont une fille épouse le duc de Bourbon qui devient duc d'Auvergne. Les ducs de Bourbon acquièrent par mariage le Dauphiné d’Auvergne. Tous leurs domaines sont finalement confisqués par François Ier (1527).

 Temps modernes

Un siècle après la Guerre de Cent Ans, l'Auvergne plonge dans les guerres de religion. Des milices calvinistes font des incursions dans le Haut-Pays, et prennent par surprise des châteaux ou des bourgs catholiques qu'ils rendent ensuite en contrepartie d'une rançon. Capitaine Merle en particulier, solidement implanté dans le Gévaudan voisin, rançonne Issoire mais échoue devant Saint-Flour. C'est ainsi que la ville d'Aurillac est prise, et son abbaye entièrement détruite.

En son temps, Philippe Auguste n’avait pu complètement soumettre la région : le comte s’était maintenu à Vic-le-Comte. La reine de France Catherine de Médicis, hérite par sa mère du dernier réduit du comté, ce qui permet l’intégration au domaine royal de ce dernier fief féodal en plein cœur de l’Auvergne.

En 1665, Louis XIV instaure temporairement à Riom une cour criminelle d'exception, les Grands jours d'Auvergne, ce qui donne encore l'occasion de condamner un certain nombre d'abus commis par les faux nobles de la région.

 L'époque contemporaine

En 1790, la province historique disparaît comme entité administrative.

Plus tard, à partir de la Quatrième République, la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national, ces entités deviennent officiellement à partir de 1972 des régions. La région administrative Auvergne, plus grande que l'ancienne province, est alors constituée des quatre départements situés directement dans la zone d'influence économique de Clermont-Ferrand:

Le Cantal correspond à peu près à l'ancienne province des Montagnes, ou de Haute-Auvergne, tandis que le Puy-de-Dôme correspond à l'ancienne Basse-Auvergne. L'Allier correspond approximativement à la province historique du Bourbonnais, et la Haute-Loire inclut le Velay de l'ancienne province du Languedoc. La région recouvre également une partie des terres du Lyonnais.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Vichy fut le siège du gouvernement de l'État français.

Géographie

Une large partie sud de la région appartient au Massif central, massif hercynien datant de la fin de l'ère primaire, redessiné à l'ère tertiaire par contrecoup du soulèvement alpin : formation de plateaux entaillés de vallées profondes, de bassins d'effondrement et édifices volcaniques (dont les plus récents, datant de l'ère quaternaire, ont seulement quelques milliers d'années). La morphologie d'ensemble de la région se présente comme un entonnoir ouvert au nord (plaines des Limagnes et du Bourbonnais) et resserré au sud (gorges de l'Allier), s'encastrant dans les formations collinéennes et de moyenne montagne : Monts de la Madeleine, du Livradois, du Forez et du Velay à l'Est ; Collines des Combrailles, de l'Artense et de Châtaigneraie, Monts d'Auvergne et d'Aubrac à l'Ouest. L'Auvergne culmine à 1886 mètres au Puy de Sancy.

La région a longtemps été à l'écart des grands axes de transport de la France, tels que le couloir rhodanien ou le littoral Atlantique. Cet enclavement s'est atténué aujourd'hui notamment avec l'autoroute A75 qui relie le bassin parisien à la Méditerranée, mais il a sensiblement freiné le développement économique de la région. C'est pourquoi elle est identifiée dès l'après-guerre comme étant la partie centrale de ce qui est nommé « la diagonale du vide ».

La région administrative Auvergne couvre quatre départements: L'Allier au Nord, le Puy-de-Dôme au centre, le Cantal au Sud-ouest et la Haute-Loire au Sud-est.

L'Auvergne historique telle qu'elle se présentait au XVIIIe siècle correspond à peu près à une zone couvrant les départements du Cantal, du Puy-de-Dôme, une petite partie du département de Haute-Loire ainsi que le sud de l'Allier. Toutefois le territoire de la cité des Arvernes allait jusqu'aux portes des villes actuelles de Montluçon et Moulins. La cité des vellavis (actuel Velay) était cliente des Arvernes. La région actuelle correspond donc à des réalités historiques très anciennes.

La ville principale d'Auvergne est Clermont-Ferrand, dont l'aire urbaine, avec plus de 400 000 habitants, rassemble presque un tiers de la population régionale. Clermont Ferrand se voudrait désormais comme la capitale de l'ensemble du Massif central. L'idée d'une fusion des régions Auvergne et Limousin a d'ailleurs été émise par Valéry Giscard d'Estaing avant les élections régionales de 2004 puis par Jean-Pierre Raffarin. Cette proposition est cependant loin de faire l'unanimité en Limousin, Limoges et Brive-la-Gaillarde étant plus tournées vers le sud-ouest et la façade atlantique. D'autre part, l'influence de Clermont-Ferrand est moins perceptible dans l'est de la Haute-Loire où l'économie est orientée vers Saint-Étienne et la région Rhône-Alpes. Le sud du Massif-Central se trouve dans la zone d'attraction d'autes métropoles telles que Nîmes, Montpellier ou Toulouse .

Climat

Adossée aux versants septentrional et occidental du Massif Central, la région présente d'importants contrastes climatiques générés par le relief, avec une continentalisation rapide d'ouest en est. Au sud-ouest l'influence océanique est très sensible, le relief réactivant les perturbations d'origine atlantique (flux de sud-ouest à nord-ouest). Les précipitations sont régulières, partout supérieures à 110 cm/an, abondantes en montagne - optimum estimé à 250 cm dans les Monts du Cantal - occasionnant un enneigement conséquent bien qu'irrégulier en raison de redoux marqués. Cette région porte bien son surnom de "pays vert" ; on la compare aussi à l'Irlande ou aux highlands d'Ecosse (l'ensoleillement y est néanmoins supérieur). Le versant oriental de l'alignement montagneux allant des Monts Dore aux Monts d'Aubrac constitue une franche limite climatique, caractérisée par un effet de foehn et une altération de l'influence océanique. A l'est et au nord de cette ligne - soit sur l'essentiel du territoire régional - la tendance continentale se renforce, avec un accroissement de l'amplitude thermique été-hiver et de la part des orages dans le total des précipitations. A altitude égale, les hivers sont plus froids et beaucoup plus secs, et les étés plus chauds (la température peut dépasser 40° en plaine). Les précipitations sont de l'ordre de 50 à 80 cm/an en plaine (on relève localement des records d'aridité pour la France continentale), 100 à 140 cm en montagne (où l'enneigement est généralement moins abondant mais plus régulier que sur les montagnes du sud-ouest). Mentionnons enfin une timide influence méditerranéenne, qui lors de cycles perturbés peut se manifester notamment dans les parties méridionales de la Haute-Loire et du Cantal.

Transports

Aéroport de Clermont

La plate-forme de correspondance de l'aéroport Clermont-Ferrand Auvergne

Les axes autoroutiers nord-sud A71 et A75 Paris-Montpellier-Espagne et est-ouest A89 Bordeaux-Lyon-Genève, se croisent à Clermont-Ferrand. Ils permetent désormais de relier toutes les grandes métropoles nationales. Le seul chaînon manquant vers la méditerranée (à 2h45) a été ouvert récemment : le viaduc de Millau.

La qualité des routes est excellente sur tout le réseau des nationales et départementales et permet de relier Paris à Clermont-Ferrand en 3h30.

De même l'électrification et l'amélioration de la ligne SNCF Paris-Clermont-Ferrand, et la mise en service du matériel « Téoz » en septembre 2003, permet de mettre Clermont à 3h30 de Paris (trains directs).

L'Aéroport de Clermont-Ferrand Auvergne accueille le hub régional d'Air France et a dépassé en 2003 le cap d'un million de passagers annuels.

Toutefois, le désenclavement se limite essentiellement à la vallée de l'Allier au nord et aucune LGV n'est prévue à l'horizon 2012.

L'amélioration de la ligne Clermont-Lyon devrait permettre à l'Auvergne de bénéficier des avantages de la gare de la Part-Dieu pour l'accès à la LGV Méditerranée et aux futures lignes Rhin-Rhône porté par l'association ALTRO. Depuis le 1er janvier 2002, la région gère le service TER régional dans le cadre d'une convention avec la SNCF. Les dessertes de la banlieue de Clermont ont été étoffées sensiblement (la cadence étant de 15 minutes dans la première couronne).

Économie

Malgré son faible marché local, la région d'Auvergne a développé de nombreux champions nationaux et internationaux, tels que Michelin, Limagrain (semences), Aubert et Duval, le groupe Centre-France-La Montagne (presse quotidienne régionale), l'eau minérale Volvic (groupe Danone) et de nombreuses PME dynamiques autour des deux universités et des grandes écoles (ingénieurs, médecins et école de commerce) de sa capitale, Clermont-Ferrand.

La plupart de ces champions exportent plus de 75% de leur production dans le monde entier.

 Industrie

Affiche Michelin de 1898
 

L'Auvergne est une région relativement industrielle, puisque la part de l'industrie dans la population active y représente 22 % (110 000 emplois) contre 18 % pour la moyenne nationale.

La principale industrie auvergnate est le secteur des pneumatiques, représenté par Michelin, leader mondial du secteur, dont le siège social et historique est situé à Clermont-Ferrand, et par Dunlop, implanté à Montluçon.

Un tissu diversifié de petites industries : métallurgiques (Aubert et Duval), mécaniques, pharmaceutiques (MSD-Chibret), agroalimentaires (céréales, viande (salers, limousine), fromages (saint-nectaire, chèvres, bleus d'Auvergne), eaux minérales, etc.) existe dans la région, notamment dans le Puy-de-Dôme et la Haute-Loire.

On peut citer la coutellerie à Thiers, la métallurgie à Issoire, la dentellerie au Puy et l'élevage ainsi que l'agroalimentaire dans le Cantal.

L'Auvergne est également l'un des premiers pôles de recherche en France avec plus de 8 000 chercheurs, dans les domaines de la chimie, des pneumatiques, de l'acier, des sciences médicales et pharmaceutiques, dans la recherche agronomique, dans les biotechnologies, sismologie, météorologie…

L'agroalimentaire, avec ses branches eaux minérales, produits laitiers, produits carnés, sylviculture, miels, confitures et fruits confits… compte plus de 12 000 salariés.

 Tourisme

Panorama vers le sud depuis le Puy de Dôme

Le tourisme vert se développe dans la région et notamment au sein du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne, avec des sites exceptionnels comme le Puy Mary et le Plomb du Cantal qui sont accessibles par de nombreux sentiers de randonnée, par la route ou pour ce dernier par un téléphérique.


Cône de Vulcania

Vulcania, parc de loisirs centré sur le volcanisme, est une attraction touristique ouverte en février 2002 qui reçoit chaque année plus de 300 000 visiteurs. Dans le département de l'Allier, vers Dompierre-sur-Besbre, Le Pal attire plus de 400 000 visiteurs par an en combinant les équipements d'un parc de loisirs et d'un grand parc animalier.


Station de ski de Super Lioran

La région compte plusieurs stations de ski alpin, dont les principales sont Super Lioran sur le massif cantalien, Super-Besse et Le Mont-Dore dans le massif du Sancy. L'Auvergne dispose également de plusieurs domaines dédiés au ski de fond comme le Guéry ou Pailherols dans le Carladès, sans oublier le massif du Mézenc, aux confins de la Haute-Loire, à quelques pas des sources de la Loire.

"L'Aventure Michelin", nouvel espace patrimonial de la marque, a été inauguré le 23 janvier 2009 par Michel Rollier, co-gérant de Michelin. Situé sur le site historique de Cataroux à Clermont-Ferrand, les visiteurs peuvent découvrir les 2 000 m² dédiés à l'histoire du groupe, de ses hommes et de ses innovations.

Au total, la région dénombre plus de 170 000 lits touristiques marchands, principalement en campings, hôtels et meublés de tourisme, et 410 000 lits en résidences secondaires.

Chaque année, la région enregistre environ 10 à 11 millions de nuitées dans les hébergements marchands, 5 à 6 millions de nuitées en résidences secondaires, et 10 à 12 millions de nuitées réalisées chez des parents ou amis.

Selon les travaux conduits par SPOT Auvergne (Observatoire régional du tourisme), cette clientèle touristique en séjour apporte annuellement entre 1,2 et 1,4 milliards d'euros dans l'économie régionale. La consommation touristique totale se situe entre 2,5 et 2,8 milliards d'euros, représentant plus de 7 % du PIB régional.

L'Auvergne représente globalement entre 2.5 et 3 % de part de marchés dans l'activité touristique nationale et totalise entre 12 000 et 25 000 emplois salariés liés au tourisme selon les mois, en raison de la forte saisonnalité.

 Agriculture

Avec 41 000 emplois, l'agriculture représente 8,5 % des emplois régionaux, le double de la moyenne nationale.

Quatre fromages AOC d'Auvergne : Cantal, Bleu d'Auvergne, fourme d'Ambert, Saint-Nectaire

Dans sa partie montagneuse, l'Auvergne est surtout une région d'élevage orienté vers la production laitière, berceau des racesbovinessalers et aubrac. Elle est une région importante pour la production de fromagesAOC avec cinq spécialités : bleu d'Auvergne, Cantal Entre-deux, Cantal Jeune, fourme d'Ambert, salers, saint-nectaire. Avec 50 000 tonnes, elle produit le quart de la production française de fromages AOC. On fabrique également sur le territoire de l'Auvergne du roquefort (fromage) et du bleu des Causses.

Il faut également citer la production de lentilles vertes du Puy (appellation AOC) sur les plateaux du Velay en Haute-Loire.

Dans l'Allier, c'est plutôt un élevage orienté vers la production de viande. L'Auvergne organise chaque année en octobre le « sommet de l'élevage » à Cournon-d'Auvergne, première manifestation de ce type en Europe.

Les parties basses, le département de l'Allier, la Limagne, pratiquent les grandes cultures : céréales (blé, orge, maïs), oléagineux (colza, tournesol) et betteraves sucrières. C'est d'ailleurs à Clermont Ferrand, que se situe l'usine française de transformation de betteraves la plus méridionale.

À noter, dans le nord de l'Allier, la forêt de Tronçais (10 400 ha), qui est aussi une curiosité touristique. Haute futaie de chênes, créée à l'époque de Colbert pour les besoins de la marine, qui fournit aujourd'hui, notamment, le bois utilisé pour la fabrication des tonneaux des grands crus. Elle est une des plus grandes d'Europe.

Enfin, la commune de Chappes, près de Clermont-Ferrand, accueille le siège social du quatrième plus grand semencier mondial : Limagrain. Cette société dispose d'un réseau de recherche composé de 50 stations de sélection, sept laboratoires de biotechnologie et trois laboratoires de recherche sur les ingrédients, ce qui en fait, avec l'INRA et Michelin, l'un des principaux pôles de recherche de la région, avec des dépenses de Recherche et développement de 60 millions d'euros par an.

Eaux minérales et thermalisme

 Stations thermales

L'Auvergne bénéficie de sources abondantes et riches en sels minéraux, dont plusieurs sont commercialisées. La plus connue d'entre elles est à Volvic, dont la marque éponyme appuie notamment sa stratégie publicitaire sur le patrimoine géologique de la région.


Opéra de Vichy

Vichy, sous l'impulsion de Napoléon III est devenue à partir du milieu du XIXe siècle « la Reine des villes d'eaux ».

La station thermale de La Bourboule dans le Puy-de-Dôme, crée en 1875 suite à la découverte des eaux thermales, fut un centre touristique d'importance, notamment autour de 1900, lorsque 10 000 curistes y venaient chaque année. La fréquentation est aujourd'hui bien plus faible.

 Sources d'eaux minérales

  • Les sources minérales oubliées du Massif Central, Frédéric Surmely, Éditions de Montmarie
  • L'Auvergne qui guérit. Par ses saints, ses sources, ses guérisseurs, René Crozet, 1979

Démographie

L'Auvergne compte 1 339 247 habitants.

Elle se partage entre un département en forte croissance (Puy-de-Dôme, 626 639 habitants) et trois départements à la moyenne d'âge plus élevée et moins peuplés (Allier, Cantal, Haute-Loire).


Clermont-Ferrand, la plus grande agglomération auvergnate

La région d'Auvergne est habitée depuis plus de 15 000 ans. Ses habitants ont donc pu voir les éruptions volcaniques à l'origine des volcans les plus jeunes de la chaîne des Puys (4 000 à 12 000 ans av. J.-C.). On estime que vers 200 à 50 av. J.-C., la population des Arvernes, les Gaulois les plus riches de la Gaule Antique, était de l'ordre de 450 000 personnes pour un territoire comparable au département du Puy-de-Dôme actuel.

Les principaux foyers de peuplement se trouvent près des cours d'eau (Allier, Tiretaine), les places de marché (Brioude) et les bassins industriels (Clermont-Ferrand, Montluçon, Cournon, coutellerie à Thiers, Moulins, Vichy, Aurillac, Le Puy). Les villes représentent plus de 70% de la population, tandis que les campagnes, après un fort exode rural au début du XXe siècle ont perdu l'essentiel de leur population.

Aujourd'hui Clermont-Ferrand, sa capitale historique, représente plus du quart de la population de la région.

Clermont-Ferrand, la plus grande agglomération auvergnate.

 Culture

 Trois régions culturelles

L'Auvergne administrative regroupe des territoires hétérogènes sur le plan culturel. Elle est principalement en zone occitane, et cela pour un peu plus de trois départements et demi sur quatre.

Costume traditionnel auvergnat

La région administrative « Auvergne » se compose de trois régions historiques et culturelles :

  • L'Auvergne proprement dite. Les départements du Cantal et du Puy-de-Dôme, ainsi que Brioude et le Brivadois en Haute-Loire représentent aujourd'hui le mieux la culture auvergnate, et où les composantes importantes que sont la langue, la tradition culinaire et la musique sont vivantes.
  • Le Velay, qui occupe le gros du département de la Haute-Loire (sauf Brioude et le Brivadois), a une histoire distincte et une personnalité affirmée. Il n'est pas de tradition auvergnate, même s'il appartient au même ensemble culturel occitan que l'Auvergne historique.
  • Le Bourbonnais, qui coïncide avec le département de l'Allier, est partagé entre l'occitan (langue d'oc) au Sud (Vichy, Montluçon) et le français (langue d'oïl) au Nord (Moulins).

 Langues

Il y a deux langues autochtones dans la région d'Auvergne :

Si la moitié nord du Bourbonnais (Allier), autour de Moulins, est de langue d'oïl, il faut préciser que la moitié sud du Bourbonnais, vers Montluçon et Vichy, est de langue d'oc. Le terme de bourbonnais est ambigu: il peut désigner aussi bien les parlers occitans (le bourbonnais d'oc) que les parlers français du Bourbonnais (le bourbonnais d'oïl).

D'après un sondage de 2006[2], la dénomination la plus répandue pour l'une ou l'autre des deux langues est le terme patois (78 % de la population) au côté de termes plus régionalisés (auvergnat, bourbonnais, vellave). Néanmoins, une certaine conscience des identités culturelles émerge au travers de dénominations telles que bourbonnais (5 %), auvergnat (10 %), occitan (8 %) ou langue d’oc (4 %).

La langue régionale, qu’elle soit d'oïl ou d'oc représente une forte réalité de la région :

  • 61 % déclarent comprendre plus ou moins bien leur langue régionale dont 22 % facilement ou parfaitement
  • 42 % déclarent savoir la parler plus ou moins bien dont 12 % facilement
  • 29 % déclarent la lire plus ou moins bien dont 10 % assez facilement
  • 17 % déclarent l’écrire plus ou moins bien dont 4 % facilement.

La transmission de la langue se fait pour l'essentiel dans le cadre familial (grands-parents à 61 %, ou encore l’entourage à 50 %) avec une part très faible par le réseau institutionnalisé qu'est l'école (10 %). Ici se pose le problème du rôle de l'État dans celle-ci puisque 40 % des gens qui n’ont pas appris la langue à leurs enfants regrettent maintenant de ne l'avoir pas fait. Ce regret est encore plus fort chez les générations montantes (58 % chez les moins de 35 ans). De plus le souhait d'apprendre est très présent. Il est le plus fort chez les moins de 35 ans (23 %). Le désir de voir la langue être proposée à l'école est le plus fort dans les départements suivants: Haute-Loire (53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal (74 %). Le souhait que ses propres enfants apprennent la langue est très fort (41 %) et se renforce chez les jeunes générations (58 % chez les moins de 35 ans). 71 % des habitants de la région se déclarent favorables au maintien et au développement de la langue et de la culture régionales, encore davantage chez les moins de 35 ans (76 %). Pour ce faire, ils souhaitent voir différentes institutions jouer leur rôle :

  • France 3 Auvergne devrait proposer des émissions en langue régionale à 54 %
  • la région (54 %), l'Éducation nationale (43 %), le ministère de la culture (42 %) et les communes sont vus par les habitants de l'Auvergne comme étant les acteurs légitimement en devoir de transmettre et de développer leur langue et leur culture.

Musique

George Onslow est incontestablement le plus éminents des compositeurs ayant vécu en Auvergne. Né à Clermont-Ferrand (1784), il y est également décédé (1853). En dépit d'une renommée internationale, il resta toujours fidèle à sa ville natale, ce qui ne l'empêcha pas de fréquenter les plus illustres musiciens de son temps et d'être publié et diffusé partout en Europe par les plus grandes maisons d'édition. Un festival, Les Soirées Onslow, lui est consacré chaque été pendant la première semaine du mois d'août à l'initiative du Quatuor Prima Vista.


Cabrette

Plusieurs compositeurs ont résidé pendant des périodes plus ou moins longues en Auvergne, sans toutefois s’y installer : Jean-Philippe Rameau (originaire de Dijon), Isaac Strauss (originaire de Strasbourg), Joseph Canteloube (originaire de l’Ardèche), Pierre Angot (originaire de Neuville-lès-Dieppe), et Dominique Jayles (originaire de Toulouse). On notera une exception en ce qui concerne Daniel Meier (1934-2004), originaire de Pau, mais qui s'est établi définitivement en Auvergne en 1975. La liste est longue, par ailleurs, des musiciens nés en Auvergne, mais bien vite partis s’établir à Paris : Antoine Lhoyer, Emmanuel Chabrier, François George Hainl, André Messager, Antoine François Marmontel, Roger Désormières, André Gannes, François-Bernard Mâche, etc. Seuls quelques-uns sont originaires d’Auvergne et y ont établi leur activité : c’est le cas d’Henri Thévenin (né à Vichy), Gilles Raynal (né à Saint-Flour) et Baudime Jam (né à Clermont-Ferrand).

Dans le domaine de la musique folklorique, l'Auvergne est connue pour sa musique à danser. Remise au goût du jour dans les années 1970, lors de la vague folk, la musique de tradition orale a été collectée et mise sur bande audio. Martin Cayla (1889-1951) est un musicien et éditeur de musique originaire de Sansac-de-Marmiesse dans le Cantal.


 
   
     

 
 
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